Connaitre l’autisme et intervenir auprès des personnes atteintes et de leurs familles

Laboratoire de Psychopathologie et Processus de Santé de l’Institut de Psychologie

Qu’est-ce que l’autisme ?

L’autisme de l’enfant est un syndrome qui a été individualisé par le psychiatre américain Léo Kanner en 1943. Selon les classifications internationales (CIM-10 et APA, DSM-IV-TR, 2003), il est défini comme un trouble envahissant du développement qui affecte l’ensemble des fonctions psychologiques qui se développent durant les premières années de vie. Les caractéristiques principales sont : les altérations qualitatives des interactions sociales, les altérations qualitatives de la communication verbale et non-verbale, la pauvreté de l’activité imaginative, des comportements stéréotypés et une limitation et une restriction des activités et des centres d’intérêt. Chacune de ces altérations est actualisée par plusieurs manifestations comportementales telles que l’absence ou la pauvreté du contact par le regard, la recherche de l’isolement, un langage non-communicatif insuffisamment suppléé par les gestes et la mimique, un jeu symbolique pauvre ou inexistant, des activités stéréotypées et ritualisées et une intolérance au changement.

Le laboratoire de Psychopathologie et Processus de Santé de Paris Descartes

Le Laboratoire de Psychopathologie et Processus de Santé conduit des recherches dans le champ de la psychopathologie et plus largement de la santé, dans des contextes cliniques diversifiés. L’équipe « Psychopathologie du développement : autisme et handicaps » propose plusieurs théories psychologiques complémentaires. Ces dernières permettent d’identifier les particularités de développement et de fonctionnement des personnes atteintes d’autisme. La connaissance de ces modèles est un pré-requis indispensable pour intervenir auprès de ces personnes et de leurs familles.

Les grands domaines de recherche :

  • Identification des dysfonctionnements précoces interactifs et moteurs de l’autisme
  • Mise au point d’instruments d’évaluation comportementale et développementale
  • Etude des altérations des activités communicatives et des compétences sociales dans l’autisme
  • Etude des chevauchements entre l’autisme et l’anorexie
  • Etudes de l’efficacité des interventions psychologiques
  • Effets des interventions psycho-éducatives et thérapeutiques auprès d’enfants avec autisme
  • Etudes de la parentalité et de la qualité de vie des parents d’enfants avec trouble autistique
  • Etude du développement éthologique et normal du langage et de la cognition sociale

Notre université présente une grande tradition de recherche sur le développement car elle offre une alliance unique en France entre médecine de recherche et médecine de soins. Au sein de l’Université Paris Descartes, nous avons tout sous la main pour faire avancer les recherches sur l’autisme : les chercheurs, les médecins, les plateaux techniques et les patients.

Pour en savoir, consultez les Cahiers de l’Université Paris Descartes consacrés à l’autisme.

Interdisciplinaire, l’Université Paris Descartes regroupe en son sein une diversité d’équipes de recherche, d’enseignants et de médecins qui, chacun dans leur domaine, apportent une contribution précieuse à la compréhension, au diagnostic et à la prise en charge des autistes. De la psychologie à la génétique en passant par la psychiatrie et la pédo-psychiatrie ou les STAPS, les recherches sur l’autisme occupent un large spectre de nos spécialités depuis plusieurs décennies.

Frédéric Dardel, Président de l’Université Paris Descartes

Il y a 20 ans, on pensait trouver 2 à 3 % de causes génétiques dans l’autisme. Aujourd’hui on en est à environ 25%. Est-ce un plafond de verre ? Plus les recherches avanceront et plus elles feront reculer les limites de notre ignorance !

Professeur Arnold MunnichDirecteur de l’unité « Génétique et épigénétique des maladies métaboliques, neurosensorielles et du développement » (Université Paris Descartes - Inserm)

Nos autres projets « Promouvoir le bien-être social, physique et mental et une société plus inclusive »