Des molécules innovantes pour traiter les leucémies et les lymphomes

Leucémies et lymphomes : un enjeu de santé publique

En 2012, 35 000 nouveaux cas d’hémopathie maligne ont été diagnostiqués en France métropolitaine, ce qui représente environ 10 % des cas de cancers.

Les leucémies, toutes formes confondues, concernent environ 9 000 personnes chaque année (3 700 leucémies aiguës et 5 200 leucémies chroniques en 2012) en France. D’autre part, plus de 100 000 Français vivent aujourd’hui avec un lymphome (cancer des ganglions).

La chimiothérapie de ces pathologies se révèle toxique et quelquefois même inefficace quand les cellules cancéreuses parviennent à y résister. L’équipe d’Olivier Hermine consacre une grande part de ses recherches au développement d’approches thérapeutiques ciblées et moins toxiques de ces hémopathies.

Focus sur le service Hématologie de l’Hôpital Necker - Enfants malades

Le service a été créé en 1990 pour permettre d’assurer sur le même site, la prise en charge, sans discontinuité, des enfants, des adolescents et des adultes atteints de pathologies hématologiques et immunologiques.

Olivier Hermine a été lauréat du Grand Prix de la Fondation France en 2013. Découvrez la vidéo explicative de ses travaux : https://www.youtube.com/watch?v=H4X3at5YPQQ

Au départ, un constat …

Les cellules cancéreuses ayant davantage besoin de fer que les cellules normales. Plus les cellules tumorales sont agressives, plus elles prolifèrent et ont besoin de fer. Les chercheurs ont donc testé des stratégies de privation en fer dans des modèles de leucémies et de lymphomes.

L’objectif est simple : supprimer le fer dans les cellules tumorales pour les tuer.

La déprivation en fer des cellules tumorales

La première approche consiste à comprendre comment le fer rentre dans les cellules et d’inhiber cette entrée. Le Professeur Hermine a montré qu’un chélateur du fer (molécule qui capture le fer et favorise son élimination) ou un anticorps dirigé contre le récepteur qui permet l’entrée du fer au niveau cellulaire peuvent inhiber la multiplication et la survie des cellules tumorales, notamment les plus prolifératives et les plus résistantes à la chimiothérapie.

La seconde approche consiste à diminuer la concentration de fer dans l’environnement cellulaire. Cette déprivation de fer entraîne une reprogrammation des cellules leucémiques conduisant à leur la mort.

En pratique, les cancers les plus graves pourraient bénéficier de ces approches thérapeutiques pionnières. Les résultats encourageants de ces travaux expérimentaux laissent en particulier espérer un nouveau traitement des lymphomes et des leucémies dans un avenir proche.

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Il est maintenant question de changer de manière significative la survie des patients, pour cela la recherche publique a besoin de la générosité des donateurs privés et publics.

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