Faire émerger de nouvelles solutions thérapeutiques contre les leucémies aiguës myéloïdes

Près de 9 000 personnes sont concernée chaque année en France.

Les leucémies aiguës myéloïdes : des maladies hétérogènes

Touchant environ 9 000 personnes chaque année en France, les leucémies aigües regroupent plusieurs types de cancers, dont chacun a ces caractéristiques propres. De fait, la variété des leucémies aigües rend leur traitement difficile, chacune de ces maladies répondant de manière très différente aux traitements disponibles. Ceci explique pourquoi le pronostic reste sombre avec 30% de survie globale des patients à 5 ans.

Prenant en compte l’hétérogénéité des leucémies et la variabilité des réponses de l’hôte, la recherche que nous menons a pour objectif, depuis une dizaine d’années, de mieux caractériser ces maladies au sein de leur tissu environnant, qui est la moelle osseuse, et ceci pour chaque patient, afin de déployer des stratégies thérapeutiques personnalisées.

A l’Institut Cochin, l’équipe « d’Hématopoïèse normale et pathologique » rassemblée autour du Pr Michaela Fontenay et du Pr Didier Bouscary, travaille à la définition moléculaire des leucémies aiguës myéloïdes, à l’identification des mécanismes initiant et propageant la maladie ainsi que des mécanismes de résistance aux traitements pour faire émerger une médecine de précision et de nouvelles solutions thérapeutiques.

Activer deux voies pour détruire la cellule leucémique

En collaboration avec l’équipe d’hématologie de l’hôpital Necker et le Dana Farber Cancer Institute à Boston, les Prs Bouscary et Tamburini ont montré que l’activation concomitante de deux protéines dans une cellule leucémique induisait sa mort. Des agents pharmacologiques peuvent reproduire cet effet et ces résultats encourageants permettent d’envisager des essais thérapeutiques.

Dépister le risque de surcharge en fer

Les patients âgés anémiques, porteurs d’un syndrome pré-leucémique, ont besoin de transfusions lorsqu’un traitement par érythropoïétine n’est pas ou plus efficace. Certains patients sont plus à risque que d’autres de développer une surcharge en fer. L’équipe des Prs Fontenay et Kosmider en collaboration avec des équipes de l’Institut Curie et de l’Université de Californie ont identifié un biomarqueur très spécifique de ce risque qui représente à terme une cible pour un traitement préventif de la surcharge en fer.

Soutenir ce projet

Comme beaucoup de chercheurs de l’Université Paris Descartes, cette équipe bénéficie du contexte hospitalo-universitaire, associant la recherche fondamentale adossée à des plateformes technologiques et la recherche clinique au plus près des patients et participe à la formation des jeunes médecins, biologistes et scientifiques.

Pour permettre aux nombreuses personnes atteintes d’être soignées, la recherche doit se poursuivre. La générosité des citoyens y joue un grand rôle.

Soutenir aujourd’hui ces chercheurs, c’est permettre demain la mise à disposition du traitement pour les patients du monde entier.

Nos autres projets « Comprendre l’origine des maladies et les soigner »