Méthodes alternatives de tests : Un enjeu majeur pour l’industrie

Fruit d’une longue recherche, la plateforme Méthodes alternatives de tests du département de Toxicologie est en mesure de proposer des tests validés et standardisés à partir de cellules humaines.

Depuis juillet 2013, la réglementation européenne rend obligatoire l’utilisation de méthodes de tests de toxicologie alternatives aux tests sur animaux. Produits chimiques, cosmétologiques, médicaments, dispositifs médicaux, emballages, toutes les industries où les enjeux sanitaires existent sont concernées. Cette nouvelle donne nécessite à la fois la mise en place de nouveaux tests, standardisés et validés, ainsi que la formation de spécialistes en évaluation des risques, capables de mettre en place les nouveaux processus de tests.

La Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de l’Université Paris Descartes est particulièrement bien placée pour apporter des réponses concrètes aux entreprises, tant dans le domaine de la formation que dans les évaluations de sécurité.

Plateforme Méthodes Alternatives de Tests

Fruit de la recherche de plusieurs années, la Plateforme Méthodes Alternatives du Département de Toxicologie est en mesure de proposer des tests validés, standardisés, à partir de cellules humaines. Irritation oculaire, allergies, sensibilisation cutanée sont des tests d’ores et déjà disponibles, que vos équipes peuvent effectuer dans notre laboratoire ou nous faire sous-traiter.

Construire sur notre avance, faire progresser la recherche

Le département de toxicologie de la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques se place aujourd’hui à l’avant-garde de la recherche en matière de méthodes alternatives en Europe. Pour autant, il convient de faire progresser la recherche afin de rendre disponible, sur le marché, des méthodes alternatives de tests couvrant l’éventail des besoins, et pouvant être intégrés aux nouveaux protocoles exigés par la loi.

La recherche doit encore avancer. Il faut permettre à tous les acteurs du monde de la santé, de la cosmétologie, de la chimie, de continuer à innover en toute sécurité tout en préservant la soutenabilité économique de leurs activités.

Former une nouvelle génération de spécialistes en sécurité sanitaire

Quand la recherche progresse, ce sont des innovations qui sont mises sur le marché. Dans une grande université comme Paris Descartes, ces innovations sont ré-injectées dans les enseignements, proposant ainsi une formation à la pointe de la science aux collaborateurs et futurs collaborateurs de l’entreprise.

La Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques propose depuis 2013 ans un diplôme universitaire (DU) pour la formation des évaluateurs de risque. Conçu et alimenté en permanence par la recherche, ce diplôme assure à vos équipes des compétences uniques (en France et en Europe) pour la mise en place des nouveaux processus d’évaluation des risques en application de la nouvelle réglementation européenne.

Par ailleurs, notre Master en Toxicologie forme des cadres pour l’industrie pharmaceutique, cosmétique, chimique, ou les fabricants de dispositifs médicaux. Rigoureusement sélectionnés, formés par nos enseignants chercheurs, les diplômés de ce Master sont à même d’occuper des fonctions clés dans les entreprises qui les recrutent.

Devenir un partenaire privilégié de nos filières de formation en soutenant notre mission, c’est permettre à votre entreprise de s’assurer, dès aujourd’hui, l’ identification et le recrutement des profils dont vous avez besoin.

Perturbateurs endocriniens : nouveaux biomarqueurs d’évaluation des effets toxiques sur modèle placentaire humain

Propos de Anais Wakx et Pr. Patrice Rat.  UMR 8638 CNRS COMETE, équipe de toxicologie expérimentale 

L’interdiction de certains phtalates pousse les industriels à développer de nouveaux plastifiants ou à utiliser des plastifiants de remplacement. Or, leur profil toxicologique chez l’homme n’est pas totalement connu.

Notre objectif est de développer des tests in vitro détectant des pertubations endocriniennes induites par les plastifiants de manière reproductible et rapide et de permettre l’identification de nouveaux biomarqueurs.

L’étude est menée sur des perturbateurs endocriniens connus pour valider la pertinence de nos tests. Par la suite, nous évaluerons le potentiel toxique de plastifiants actuellement sur le marché, puis les effets perturbateurs d’agents plastifiants en cours de développement par les industriels.

Nos premiers résultats nous ont permis d’ouvrir des pistes d’exploration prometteuses ; notre choix quant au modèle cellulaire s’est porté sur une lignée de cellules placentaires humaine. Elle nous a permis d’étudier les effets du DEHP et de son métabolite principal, le MEHP, sur la secrétion de deux hormones placentaires ainsi que sur l’activation d’un récepteur de dégénerescence, connu dans de nombreuses pathologies, telles que la maladie d’Alzheimer et de Parkinson.

Nos autres projets « Être un moteur de l’économie de la connaissance et de l’innovation »