Je fais un don tous les ans en sa mémoire, pour permettre à d’autres patients et à leurs familles d’être mieux soignés, écoutés et soutenus. 

Alexandra

Donatrice depuis 2012, Alexandra soutient l’équipe d’Hématopoièse normale et pathologique de l’Institut Cochin. Avec beaucoup de simplicité et d’émotion, elle nous explique ses motivations à faire régulièrement un don.

Pouvez-vous nous décrire en quoi consiste votre activité professionnelle et la place particulière qu’elle occupe dans votre vie ?

Depuis 4 ans, je suis directrice d’une agence Senior Compagnie, nous proposons un service d’aide à domicile aux personnes âgées. Ma structure offre tout un panel de services comme l’entretien du cadre de vie (entretien du logement, élaboration et préparation des repas, faire les courses, accompagnement extérieur), les actes essentiels de la vie (aide au lever et au coucher, aide à l’habillage et à la toilette, aide à la prise des médicaments) le retour à domicile après hospitalisation (aide au quotidien) , l’aide administrative simple (suivi du courrier, aide administrative, prise de rendez-vous) , la garde non médicalisée (garde de jour, garde de nuit, garde permanente ou occasionnelle). Il arrive fréquemment que la famille d’une personne fasse appel à nos services pour des demandes plus spécifiques et personnalisées comme l’accompagnement d’un patient en fin de vie. 

Mon équipe et moi attachons une importance toute particulière au bien-être de ces personnes. Nous nous impliquons pour favoriser le maximum d’autonomie tout en rompant l’isolement des personnes dépendantes. Par exemple, pour ceux qui sont atteints de la maladie d’Alzheimer, nous veillons à leur éveil et nous les aidons à faire travailler leur mémoire. 

Mon métier occupe réellement une place à part dans ma vie. C’est une passion mais aussi une grande fierté. Pouvoir aider des familles, changer le regard sur la vieillesse, écouter et déculpabiliser les proches en leur apportant des solutions et un soutien de qualité, c’est une satisfaction sans égale. Mon métier est très riche, prenant, parfois difficile mais mon implication est sans faille tant la dimension humaine de ma profession est considérable. Nous créons un lien très fort avec les familles et les personnes âgées et il n’est pas rare que certains « clients » invitent leur auxiliaire de vie à partager un repas ou aller au restaurant. C’est un rayon de soleil, un souffle, une oreille attentive que nous nous efforçons de fournir à ces personnes.  

Peut-on parler d’une vocation ? 

Ma formation ne me destinait pas à cela. J’ai exercé une activité totalement différente pendant plusieurs années avant de créer cette entreprise d’aide à domicile. Mon implication, je la dois à mon grand-père. Je tiens à proposer la qualité d’accompagnement que j’aurai aimé trouver pour lui. 

Cette expérience familiale semble avoir été fondatrice de votre engagement, est-ce le cas ?

Effectivement. Il y a quelques années, mon grand-père est tombé gravement malade. Cela a été un choc terrible de voir la personne qui m’a élevée si affaiblie. À cela s’est ajoutée la mauvaise prise en charge dont il a fait l’objet au début de sa maladie. Le transfert à l’hôpital à Cochin et le suivi assuré par le Dr T. ont été un véritable soulagement. Nous avons fait la connaissance d’un praticien humain, qui prend le temps d’expliquer avec des mots simples, d’échanger et de répondre à toutes les questions, même les plus difficiles. Il assure un réel suivi et rassure. Je ne le remercierai jamais assez pour sa gentillesse, sa grande disponibilité, son respect et son humanité.  

En quoi le fait de « donner » est-il si important pour vous ? 

Plusieurs raisons répondent à cette nécessité. C’est une façon pour moi d’honorer, chaque année à une date particulière, la mémoire de mon grand-père.

Ensuite je tiens à remercier le Dr T. et son équipe de chercheurs qui travaillent chaque jour pour trouver de nouveaux traitements J’ai été sensible au manque de moyens dont disposent les médecins et les chercheurs. Pouvoir les aider à acquérir une bio banque, un robot, à recruter du personnel qualifié, mais aussi à former les médecins de demain, est naturel. Je sais qu’en soutenant cette équipe à l’Institut Cochin, je leur permets d’accélérer la découverte de nouveaux traitements. Soutenir l’Institut Cochin et ses équipes de recherche c’est leur permettre d’avancer plus vite et dans de meilleures conditions. Savoir que ma contribution profitera à d’autres patients et à leurs familles m’offre une grande satisfaction. 

Propos recueillis par J. Lévy – Février 2017.